Création d’une association canadienne de dispensaires

Création d’une association canadienne de dispensaires
May 31, 2011 Dieter MacPherson

MONTRÉAL – Les dispensaires de cannabis médical du Canada, connus aussi sous le nom de Clubs compassion, forment désormais une association nationale et promettent des normes standardisées pour la consommation de marijuana à titre de médicament.

La création de l’Association canadienne de dispensaires de cannabis médical a été annoncée lundi dans une salle de presse du parlement fédéral à Ottawa par les représentants de neuf centres de service urbains (trois à Vancouver, trois Toronto, deux à Montréal et un à Guelph, en Ontario).

«Les dispensaires devraient être réglementés légalement et reconnus comme des services de santé légitimes», a déclaré Marc-Boris St-Maurice, directeur du Centre Compassion Montréal, ouvert depuis 1999.

«Nous voulons libérer le gouvernement de ce fardeau, a poursuivi M. St-Maurice, nos dispensaires sont un modèle viable pour livrer des soins de façon plus économique, offrant une meilleure qualité de médicament, un meilleur appui aux patients, ainsi que la solution à toutes les causes en litige.»

La nouvelle association pancanadienne en faveur du cannabis médical au Canada qualifie de «raté» le programme existant de Santé Canada.

«Depuis 10 ans, explique-t-on, sept causes devant les tribunaux ont démontré les insuffisances constitutionnelles» du programme fédéral.

Selon Rielle Capler, une administratrice en santé et membre du conseil, l’association est comparable à un groupe professionnel qui appuie et réglemente ses membres selon la meilleure pratique de l’industrie.

«Notre association est dédiée à faciliter la transition des dispensaires de cannabis médical vers un service de santé licite et réglementé», a affirmé Mme Capler.

François Arcand, un patient consommateur de cannabis médical a expliqué qu’en 1989, une malformation cérébrale a causé une hémorragie massive dans son cerveau, le laissant notamment sévèrement épileptique.

Il a dit que le cannabis médical lui avait permis de tolérer sa condition et de survivre à des conditions de vie très difficiles depuis son accident cérébral, il y a plus de 20 ans.

«Avec l’assistance d’un dispensaire médical de cannabis, j’ai été capable d’obtenir de la marijuana de haute qualité de variété spécifique dont j’ai besoin pour proprement traiter ma condition», a raconté M. Arcand, ajoutant que, sans l’aide du dispensaire, il aurait dû mettre sa vie en danger pour se procurer du cannabis sur le marché noir.

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/archives/2011/05/20110531-141401.html?sms_ss=twitter&at_xt=4de596a5225e30d4,0

0 Comments

Leave a reply